Et si la beauté rendait heureux


Crédit photo: @saarmanche

Le beau. S’il est considéré sujet de superficialité pour certains, c’est tout l’inverse pour moi.

Par beauté, je n’entends pas « standards esthétiques » et encore moins « perfection ». Pour moi, le beau est surtout environnant. Il est une expérience sensorielle qui implique de la lumière, de la chaleur, des couleurs, des formes, du mouvement. Bref, tout ce qui peut exalter nos sentiments.

C’est simple : le beau me fait du bien. À bien y penser, je le recherche partout, sans souvent que cela ne soit conscient. À la bibliothèque, par exemple, je m’installe toujours dans ce coin entouré de plantes, près de la fenêtre. En après-midi, le soleil vient réchauffer une parcelle bien précise de ce petit coin. Je me trouve alors mi-ombre / mi-lumière pour plonger dans ma lecture. Le bonheur.

Mon point est que psychologie et architecture ne vont pas l’un sans l’autre. C’est pourquoi vous ne fréquentez probablement pas d’endroits qui ne vous plaisent pas. C’est dans la nature humaine de préférer les lieux invitants.

C’est d’ailleurs la conviction de l’architecte Pierre Thibault et du journaliste François Cardinal qui, ensemble, ont publié l’essai « Et si la beauté rendait heureux ». Ils présentent cinq lieux où beauté et bonheur se côtoient et se nourrissent.

Ils discutent notamment de la splendide Copenhague, qui trône au palmarès des villes les plus heureuses du monde. La capitale danoise est en effet sensible à l’impact de l’aménagement urbain sur la qualité de vie de ses citoyens. Dans son développement, le critère du beau est traité au même pied d’égalité que les considérations techniques et financières.

Comme les auteurs, je plaide aussi en faveur de plus de beau dans les espaces publics québécois. Car, sans que cela ne soit une solution miracle, on ne peut nier que beauté et bien-être s’accordent très bien ensemble.

Et si la beauté des lieux fait ressortir la beauté des habitants, c’est que nous pouvons être des personnes différentes dans des lieux différents. Bâtissons-nous donc des villes humaines, pouvant inspirer le meilleur de nous-mêmes ☺

Bien sûr, à plus petite échelle, nous entretenons aussi un rapport émotionnel avec notre demeure. Alors si on veut être l’architecte de son bonheur, c'est chez soi qu'on peut commencer par se créer un lieu de réconfort!

Valerie Rondeau
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